Philippe de Villiers

Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, appelé communément Philippe de Villiers, est issu d’une de ces grandes familles qui ont porté haut les couleurs de la France, d’Azincourt à Dien Bien Phu.

Après des débuts modestes comme franchisé de la droite giscardo-chiraquienne, il a pris son envol à la fin des années 70 en se lançant dans la production de masse de contrefaçons historiques sur ses terres vendéennes. Précurseur du localisme, il a fait du Puy du Fou un centre majeur de la falsification de l’Histoire de France.

Fort de sa notoriété, il est devenu le porte-parole de la droite maurassienne, celle qui préfère un traitre à un juif et qui ne s’interdit pas d’arriver au pouvoir dans les fourgons de l’ennemi.

C’est dans cet esprit que Philippe de Villiers s’est mis au service de Poutine, le mâle alpha auquel rêve de se donner l’extrême droite française. Cela nous a valu une déclaration sublime sur CNews concernant la participation de soldats ukrainiens au défilé du 14 juillet : « Cette petite touche nazie qui va arriver sur les Champs-Élysées, ça ne me dit rien qui vaille » (1).

Le vicomte a raison de craindre tout ce qui pourrait rappeler les défilés parisiens de la Wehrmacht : le propriétaire de CNews est un fervent admirateur de Pétain ; il ne faut pas parler de corde dans la maison d’un pendu.


(1) Propos tenu le 20 juin 2026 sur CNews.

Début juin, Philippe de Villiers a fait une autre déclaration remarquable sur CNews, en prenant la défense de Xenia Fedorova, agent russe employé par la télé Bolloré : « Raphaël Glucksmann est un agent de propagande ukrainienne, on pourrait lui retirer son titre de séjour. » Sous-entendu : Glucksmann étant juif, il n’est pas vraiment français ; mais le propos est peut-être un peu subtil pour les spectateurs de CNews…