La DZ Mafia, prix 2026 de l’humour politique

Le 16 juillet, le maire d’Alès, Christophe Rivenq, a reçu une enveloppe contenant deux balles et des menaces ont été taguées sur son domicile, signées « DZ NG » (DZ Mafia nouvelle génération).

Le 23 juillet, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, la DZ Mafia a démenti être à l’origine de cette opération d’intimidation.

Dans la vidéo, son porte-parole a qualifié les menaces reçues par Christophe Rivenq « d’acte lâche et odieux fait par des personnes voulant nuire à la société, rabaissant la moralité française, mais surtout visant le groupe de la DZ » et a assuré que « cet acte nuisait énormément à leurs affaires ».

Qu’un groupe de narco-trafiquants auteur de plusieurs dizaines de meurtres défende « la moralité » et condamne les pratiques déloyales de ses concurrents, cela ne manque pas de sel !

Selon la police, ce serait bien la DZ Mafia (« Canal Historique ») qui serait à l’origine de ce sketch (elle a adopté semble-t-il les codes vestimentaires du FLNC).

Il ne faut pas s’arrêter cependant sur l’aspect comique de cette vraie fausse conférence de presse au maquis.

Dans la vidéo, les « militants » de la DZ ont pris soin de ne pas exhiber d’armes, ce qui aurait été perçu comme un défi par les autorités. Leur message est clair : ils ne veulent pas affronter l’Etat, contrairement à ce que laisse penser les menaces de la « DZ NG », mais juste continuer à faire tranquillement « leur business ».

Ils se sont par contre affichés avec un drapeau algérien.

Ce drapeau, une partie de la jeunesse issue de l’immigration le brandit chaque fois qu’elle occupe la rue, à l’occasion d’un match de foot ou d’une émeute. Selon ses dire, c’est pour manifester son rejet de la France (message que la classe politique ne veut pas entendre).

Que la DZ Mafia se réfère au drapeau algérien n’est donc pas anodin. Elle dit ainsi explicitement aux jeunes en rupture qu’elle constitue une alternative à la République.

C’est un camouflet pour le Pouvoir. Malgré ses rodomontades, le gouvernement ne contrôle rien : ni l’explosion de la consommation de drogue en France, ni le développement de l’économie parallèle qui en résulte, ni l’emprise croissante des organisations mafieuses sur le territoire, ni l’échec de l’intégration des jeunes des quartiers.

En définitive, le message de la DZ Mafia est beaucoup plus politique qu’il n’y parait.