Armaguedon USA

Rationnellement, la parenthèse Trump devrait se refermer le 3 novembre prochain. Mais la situation politique aux Etats-Unis est loin d’être rationnelle …

En quatre ans de mandat, Trump, « l’enfant de la Maison Blanche », a fait la preuve de son incompétence. Son égocentrisme, son ignorance, son cynisme ont été largement dénoncés dans les médias, parfois par d’anciens membres de son équipe.

Ses soutiens politiques, les suprémacistes blancs et les puissants mouvements évangélistes, ne font pas mystère de leurs intentions (en matières de droits des femmes en particulier) .

Tout au long de son mandat, Trump a enchaîné abus de pouvoir et entraves à la justice. Il a utilisé sa fonction présidentielle pour servir ses intérêts personnels. Il a menti au delà du vraisemblable, et en fin de course, précipité les États-Unis dans une crise sanitaire sans précédent.

Pourtant, beaucoup d’électeurs américains vont voter pour lui. Ils vont le faire parce qu’ils sont mus par une idéologie fondée sur la haine, parce qu’ils vivent dans un monde « alternatif » fabriqué par Fox News et les réseaux sociaux.

Le 3 novembre, Trump sera peut-être battu, si les démocrates et les afro-américains se mobilisent massivement. Mais il ne lâchera pas le pouvoir pour autant. Il s’est employé ces dernières semaines à décrédibiliser le processus électoral pour fragiliser une éventuelle victoire de Biden (en s’attaquant en particulier au vote par correspondance).

Il évoque régulièrement le risque de fraude massive (tout en appelant ses partisans à voter deux fois !) : il prépare ainsi le terrain à un recours devant les juges. S’il perd les élections, il essaiera de gagner in fine devant la Cour Suprême (d’où son empressement à remplacer la juge démocrate Ruth Bader Ginsburg). Fait impensable pour « la première démocratie du monde », Les Etats-Unis sont menacés aujourd’hui d’un coup d’état légal.

Il n’y a pas de hasard en politique : l’histoire est le résultat de puissants mouvements de fond. L’époque n’est pas favorable à la démocratie : Xi Jinping, Poutine, Erdogan, Modi, Bolsonaro – pour ne citer que les plus connus – les cavaliers de l’apocalypse sont déjà en place. Ils attendent que le premier d’entre eux les rejoigne pour se mettre en mouvement.

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