Despentes fatale

Le 1er mars, Libération a publié une tribune hystérique de Virginie Despentes suite à l’attribution d’un César à Roman Polanski (« Désormais on se lève et on se barre »).

L’outrance n’est pas un gage de radicalité. Avec cet article, Virginie Despentes a surtout assuré le spectacle pour les médias.

Le scandale, ce n’est pas que « j’accuse » ait été primé, mais que Roman Polanski ait pu tourner tranquillement son film en Europe alors qu’il était poursuivi pour viol aux Etats-Unis.

L’indignation de l’intelligentsia française (ministre de la culture compris) a été d’autant plus violente qu’elle a été tardive (les lyncheurs de la 11ème heure sont les plus redoutables).

Comme il est plus facile de sanctionner un film que son auteur, surtout quand on le côtoie depuis des années, la profession (ministre de la culture compris) a mis « j’accuse » à l’index.

Soyons cohérents : il faut aussi punir les autres films de Roman Polanski (Répulsion, Tess, Chinatown, The Ghost Writer …) ; il faut expurger le catalogue de la Cinémathèque, surveiller les programmes télé. Et puis, il y a aussi Woody Allen … Et si on rétablissait la censure ?

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