Bad blocs

Du 1er mai, les médias n’ont retenu que les affrontements provoqués par les activistes des black blocs. Qui sont donc ces spectres habillés par Décathlon, semblant sortir d’Assassin’s Creed, et qui s’attaquent à la police ?

Disons le d’emblée : rien en France ne justifie qu’on tue pour des motifs politiques ; lancer un pavé ou un cocktail Molotov sur un CRS, c’est une tentative de meurtre. Dans un pays où l’on ne bourre pas les urnes, où l’on n’assassine pas les journalistes, où même parfois les juges condamnent des gens proches du pouvoir, chercher à tuer un policier est un acte fasciste. Les adeptes des black blocs sont des fascistes, peu importe l’idéologie dont ils se réclament.

Physiquement, rien ne les distingue de leurs adversaires, les « bacqueux » (*) : même goût pour l’uniforme, même fascination pour la violence, même mépris pour la piétaille qu’ils utilisent comme bouclier humain.

Il y a certainement beaucoup de frustration des deux côtés. Je ne connais pas le profil psychologique des « bacqueux », mais chez les « black bloqueurs », je sens comme un conflit avec le père mal géré …

Peu importe d’ailleurs leur motivation. Le gouvernement a tout intérêt à transformer la contestation des gilets jaunes en guerre contre la police, car cette guerre là, il est sûr de la gagner. Les black blocs l’aident efficacement dans son entreprise ; le buzz médiatique leur tient lieu de récompense.

(*) « bacqueux » : policier de la BAC (Brigade Anti-Criminalité)

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